Un envoi qui attend au terminal coûte deux fois : le temps perdu, et les frais d’immobilisation qui courent. La bonne nouvelle, c’est que les blocages ne sont pas imprévisibles. Six causes reviennent presque toujours, et toutes se traitent avant que la marchandise quitte votre adresse.
1. Des affaires laissées dans un véhicule roulier
La cause numéro un, et de loin. Sur un navire RoRo, le véhicule doit être entièrement vide : pas de cartons, pas de pièces, pas de vêtements dans le coffre. C’est une règle de sécurité du navire, pas une préférence du transitaire, et le contrôle au terminal est systématique.
Comment l’éviter : videz le véhicule la veille, coffre et boîte à gants comprises. Si vous avez des affaires à expédier, dites-le en amont — elles partiront en groupage ou en conteneur, pas dans la voiture.
2. La pesée VGM manquante
Depuis la convention SOLAS, la masse brute vérifiée d’un conteneur doit être déclarée avant l’embarquement. Sans VGM, le navire ne charge pas la boîte. Point final.
Comment l’éviter : c’est notre travail, pas le vôtre. Mais si vous empotez vous-même sur votre site, la pesée doit être organisée — anticipez-la avec nous plutôt que de la découvrir la veille.
3. Une liste de colisage imprécise
« Effets personnels » sur trente cartons, cela ne passe plus. La douane du pays d’arrivée veut savoir ce qu’il y a dedans, en quelle quantité et pour quelle valeur. Une liste vague déclenche une inspection physique, et une inspection physique, c’est plusieurs jours.
Comment l’éviter : numérotez les cartons et décrivez le contenu par grandes familles — vaisselle, livres, vêtements enfants, petit électroménager — avec une valeur estimée. Ce n’est pas un inventaire notarié, c’est un document lisible par un douanier.
4. Un certificat de non-gage périmé
Pour un véhicule, le certificat de situation administrative a une validité courte. Beaucoup de clients le demandent dès qu’ils envisagent l’expédition, puis le départ prend trois semaines de plus — et le document n’est plus valable au moment du contrôle.
Comment l’éviter : demandez-le une fois la date de départ confirmée, pas avant. Il s’obtient gratuitement et immédiatement en ligne.
5. Des marchandises dangereuses non déclarées
La liste est plus large qu’on ne croit : bouteilles de gaz, aérosols, peintures, solvants, batteries au lithium, bidons de carburant, certains produits d’entretien. Elles ne sont pas toujours interdites, mais elles doivent être déclarées, classées et parfois emballées différemment. Non déclarées, elles font refuser tout le conteneur.
Comment l’éviter : passez en revue ce que vous expédiez et signalez tout ce qui est inflammable, sous pression ou alimenté par une batterie. Un ordinateur portable ne pose pas de problème ; un stock de batteries de rechange, si.
6. Un destinataire injoignable
Celui-là ne bloque pas au départ, mais à l’arrivée — et c’est là que les frais d’immobilisation sont les plus lourds. Un conteneur qui attend au port parce que personne ne répond au téléphone coûte chaque jour.
Comment l’éviter : donnez-nous un numéro joignable sur place, pas seulement le vôtre en France. Et prévenez la personne qu’elle sera contactée : notre correspondant local l’appellera avant l’arrivée du navire.
Le réflexe qui règle les six d’un coup
Un appel de dix minutes avant le départ, pour passer la liste en revue ensemble. Ce que vous expédiez, dans quel état, avec quels documents, et qui réceptionne à l’arrivée. C’est le moment où l’on repère le non-gage périmé, la bouteille de gaz oubliée dans le carton de cuisine, ou le numéro de téléphone qui ne répond plus depuis six mois.
Un doute sur votre envoi ?
Appelez-nous avant le départ plutôt qu’après le blocage. Nous passons votre dossier en revue et nous vous disons ce qui manque.
